Recrutement

Si l’on prête régulièrement, ou même occasionnellement, l’oreille aux médias, au sujet de l’emploi en général , on pourrait y perdre son latin en “zappant” d’une chaîne à l’autre, d’une radio à l’autre, tant l’inadéquation entre les chiffres du chômage et le nombre gigantesque d’offres d’emplois non pourvues peur générer une légitime incompréhension au commun des mortels.

C’est vrai, on se demande parfois s’il n’existe pas la planète des employeurs et la planète des demandeurs d’emploi, tant éloignées l’une de l’autre qu’aucune forme de communication ne puisse les mettre sur une même longueur d’ondes !

Mais voilà, c’est une vérité dure à ententre : l’offre ne trouve pas facilement preneur, et c’est à la base même des connaissances, à la période du choix de l’orientation professionnelle, que ces chemins divergent.

Essayez donc demain matin, où que vous residiez, d’obtenir une réparation urgente et fiable d’un artisan plombier, chauffagiste, électricien ou vitrier !

Faites l’expérience de constater la durée nécessaire à l’intervention d’un ébéniste, d’un couvreur.

Il en est de même pour les comptables, toujours débordés, certaines fonctions de la santé, où les rendez-vous avoisinent l’échelle des ans, et bien d’autres,…

Les grandes entreprises savent à quel point le recrutement va connaître, d’ici 2007 (qui ne sera qu’une amorce du phénomène), une période de “vaches maigres”, avec l’astronomique chiffre des départs à la retraite directement lié au “papy-boom” de l’après-guerre.

Il fera bon être un candidat potentiel, tant la concurrence inter-professionnelle des acteurs d’une même branche d’activité incitera à tire la couverture pour satisfaire au remplissage des organigrammes.

Devant ce constat, il semble réjouissant de penser aux aubaines à venir… Hélas, “Trop facile !”

Les études statisques laissent à croire que pour plus de moitié, ces postes demeureraient vacants sans une massive importation de curriculum-vitae (à tendance européenne de l’Est, et chinoise pour grande partie, maus aussi outre atlantique et de la communauté européenne telle que nous la définissons aujourd’hui pour le reste).

Et nos ressources internes ? Libre à penser que le recyclage des formations et autres bilans de compétences (qui connaissent déjà un succès fulgurant) pourraient en n’être qu’à leurs prémices, et soient des passages obligés pour le statut des “inactifs contre leur gré”.

Entre parenthèses, il est important de voir là tout l’intérêt de la loi du Droit Individuel à la Formation (D.I.F.) du 4 mais 2004, relatif à “la réforme de formation professionnelle tout au long de la vie”, qui tendra à un recyclage, ou tout au moins une mise à niveau constante du salarié, sur son initiative personnelle autant que sur celle de l’employeur (lourdement amendé si non-respect de ces mesures d’accompagnement) 

Pour en revenir à l’analyse de ce déphasage, il est primordial d’accompagner l’élève dans le choix de sa future activité professionnelle. Cela dit, on sait qu’à l’horizon 2010, un actif changera environ 6 à 8 fois de fonction, de métier, de spécialité dans sa longue marche vers la retraite (qui sera la résultante, pour plus de moitié, dans le meilleur des cas, d’un effort et d’une organisation personnelle de cotisations privées…).

Tableau d’avenir noir, ou tout simplement mutation des modes de fonctionnement, somme tout plutôt bien perçue des jeunes générations ? 

Ce qui semble acquis, c’est que le carriérisme relèvera de l’exception, et que l’exemplarité du patriarche, fier d’avoir aligné 30 ou 40 années de bons et loyaux services au sein d’une même institution, sera aux antipodes d’une “certaine idée de la réussite” qu’évoquera son petit-fils, s’adressant à son tour à ses petits-enfants, leur prônant sa grande faculté à rebondir, à se reconvertir dans un maximum de secteurs où il fallait saisir l’opportunité d’un contrat presque déterminé par avance, à remplir une mission que l’on savait sans inquiétude ne pas être forcément la dernière de sa carrière.

Q.G. HERKENTRATH

Notre objectif

Mettre en place un réseau d’entreprises, de managers, de partenaires sociaux, pour aider les élèves sortant du circuit scolaire à trouver ou retrouver un emploi.